Cinématographie et casino
Le casino et son atmosphère ont toujours fasciné un très large public. Les réalisateurs de cinéma ne font pas mentir la règle. Il suffit de s’attarder un moment sur les dernières sorties du cinéma occidental, notamment américain, pour être surpris. En effet, en l’espace de seulement cinq ans, quatre films majeurs ayant pour thème le casino pour sortis sur les écrans. Il s’agit en l’occurrence de « Casino » en 1996, réalisé par Steven Soderbergh, « Croupier » en 1998, « Casino Royal » la même année et enfin en 2001 « Ocean’s eleven » qui a connu deux suites.
La plupart de ces films ont été produits et réalisés par Hollywood, exception faite de « Croupier » qui est un film britannique.
Hollywood a toujours été fasciné par ce qu’il ne comprend pas, que ce soit les petits hommes verts, auxquels certains croient encore, la politique, qui est obligatoirement corrompue, jusqu’au casino qui doit systématiquement réunir au moins un personnage de mafieux et une belle bonde, généralement pas très futée, ou alors qui se révèle tardivement, mais dont les attributs sont plus qu’évidents au premier coup d’oeil.
C’est une image d’épinal qui a beaucoup collé à l’univers du casino même si les réalisateurs s’en sont progressivement mais timidement éloignés.
En effet, si la blonde a parfois disparu, l’univers de la mafia, de la corruption, de la tricherie, de la violence parfois a subsisté. Le tout, parsemé par une histoire d’amour compliquée ou de la jalousie. C’est un cocktail détonant, très souvent utilisé avec l’ajout d’autres ingrédients, afin de réaliser un bon film d’action, distrayant mais souvent sans envergure.
En témoigne « Ocean’s Eleven » dont l’histoire est un peu plate. Seul le casting de rêve est là pour pallier les insuffisances du scénario.
Evidemment, il est difficile de reprocher aux réalisateurs de réaliser ce genre de films. Après tout, c’est ce que le public attend. Lorsque les films s’écartent un peu de l’action, le public les boude très souvent. Ce fut par exemple le cas de « Croupier » qui, parmi tous les autres films, est probablement le moins connu. Bien que l’univers du casino y ait fidèlement décrit suivant l’image d’épinal que tout le monde en a, le manque d’action et de violence l’a pénalisé.
Peu importe en soi cette image d’épinal. En effet, vous avez peu de chances de rencontrer à votre droite, sur la même table de blackjack, un mafioso notoire. Encore moins si vous adonnez au blackjack sur internet.
Là n’est pas l’essentiel. Bien que l’image renvoyée soit tronquée, c’est une image de rêve qui est diffusée, une image de rêve qui ne peut que servir le casino en lui permettant de séduire une audience plus large.





