Jeux en ligne : l’Europe en quête d’uniformisation
La France, sous la pression de la Commission Européenne, est en passe d’ouvrir son marché des jeux en ligne à la concurrence. L’Italie, il y a quelques mois, a suivi le même chemin, avec succès. Berlusconi a en effet trouvé de quoi faire passer la pillule aux casinos italiens. Cependant, tous les pays de l’Union Européenne sont loin de se plier aussi facilement aux pressions de Bruxelles. En effet, en y regardant de plus près, la situation est très contrastée entre les différents pays membres en matière de jeux en ligne. Certes, au nom de la libre concurrence, la Commission Européenne pousse à l’ouverture des marchés, entamant si nécessaire des procédures d’infractions. Au total, près de dix pays sont visés par de telles procédures, dont la France. En fait, cette diversité reflète tout simplement un manquement flagrant des commissaires européens. Ces derniers n’ont pas jugé bon de faire passer une directive sur les jeux en ligne, appuyant simplement leurs revendications sur le principe de « libre prestation des services ». Ainsi, à côté de pays, comme le Royaume Uni ou Malte, dont les marchés sont ouverts à la concurrence, d’autres, comme le Portugal ou l’Allemagne s’opposent à de telles ouvertures. Le Portugal semble d’ailleurs avoir remporté une manche dernièrement puisque les juges de la Cour de justice européenne ont tranché en faveur de la loterie portugaise dans une différend l’opposant au géant des jeux et paris en ligne Bwin.





